{"id":4934,"date":"2025-11-24T09:00:56","date_gmt":"2025-11-24T08:00:56","guid":{"rendered":"https:\/\/nomopolis.org\/?p=4934"},"modified":"2025-12-01T16:02:19","modified_gmt":"2025-12-01T15:02:19","slug":"nomopolis-03-presentation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nomopolis.org\/en\/nomopolis-03-presentation\/","title":{"rendered":"Nomopolis 03 &#8211; Pr\u00e9sentation du num\u00e9ro 3"},"content":{"rendered":"<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"4934\" class=\"elementor elementor-4934\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-af3e810 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"af3e810\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-50 elementor-top-column elementor-element elementor-element-14c28f1\" data-id=\"14c28f1\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-384888a elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"384888a\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\"><br>Presentation<br><\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-6c3198b elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"6c3198b\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">Florian Aumond<br><br>\nPablo Barnier-Khawam<br><br><\/h3>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-50 elementor-top-column elementor-element elementor-element-efcaa4a\" data-id=\"efcaa4a\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap\">\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-1d26841 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"1d26841\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-c7397a2\" data-id=\"c7397a2\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-98bdef3 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"98bdef3\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>La mobilit\u00e9 est devenue \u00ab\u00a0l\u2019une des notions les plus partag\u00e9es et les plus travaill\u00e9es dans les sciences sociales, \u00e0 commencer par la g\u00e9ographie et la sociologie\u00a0\u00bb (Diaz 2014:146). La premi\u00e8re aurait connu un tournant mobilitaire, impuls\u00e9 par plusieurs \u00e9coles de r\u00e9f\u00e9rence aux \u00c9tats-Unis, au Royaume-Uni ou encore au Danemark (Faist 2003) avant d\u2019\u00eatre diffus\u00e9 en France (Allemand, Ascher et L\u00e9vy 2004). Pour ce qui est de la sociologie, les travaux de Zygmunt Bauman ou de John Urry ont jou\u00e9 un r\u00f4le important dans la \u00ab\u00a0rupture\u00a0\u00bb (Bourdin 2005) induite par la prise en compte d\u2019une mobilit\u00e9 interrogeant jusqu\u2019\u00e0 un concept fa\u00eetier, celui de \u00ab\u00a0soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb. Le principal d\u00e9faut de la \u00ab\u00a0soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb serait donc sa r\u00e9ification et sa cristallisation des ph\u00e9nom\u00e8nes sociaux et, en cons\u00e9quence, son incapacit\u00e9 \u00e0 saisir leur fluidit\u00e9 et leur perm\u00e9abilit\u00e9. Le concept de mobilit\u00e9 permet de saisir les transformations qu\u2019emporte la transportation (Latour 2009:7) et d\u2019articuler une dimension spatiale et sociale.<\/p><p>Dans l\u2019ordre politique et juridique international, le concept de mobilit\u00e9 humaine d\u00e9velopp\u00e9 par le Programme des Nations Unies pour le d\u00e9veloppement (PNUD) a contribu\u00e9 \u00e0 renouveler l\u2019approche traditionnelle des migrations internationales, en insistant sur le fait que la s\u00e9dentarit\u00e9 est une anomalie au regard de la longue histoire de l\u2019humanit\u00e9, et sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019appr\u00e9hender la mobilit\u00e9 non plus comme un \u00ab\u00a0probl\u00e8me imposant des mesures correctives\u00a0\u00bb, mais en termes de capacit\u00e9 (PNUD 2009). Certes, celle-ci est index\u00e9e sur un ensemble de d\u00e9terminants (origine sociale et g\u00e9ographique, genre, situation de handicap, etc.), de sorte qu\u2019elle ne peut occulter l\u2019existence de hi\u00e9rarchies et de domination qui continuent d\u2019entraver la mobilit\u00e9 de nombre de personnes (Vauchez 2013).<\/p><p>Le concept de mobilit\u00e9, au sens ici spatial, permet de saisir au-del\u00e0 des personnes qui sont amen\u00e9es \u00e0 exp\u00e9rimenter des d\u00e9placements au cours de leur vie (personnes migrantes), celles qui en ont fait un mode de vie (nomades). Si cette derni\u00e8re cat\u00e9gorie ne s\u2019y r\u00e9sume pas (on pense notamment aux Voyageurs en France ou aux <em>Travellers<\/em> en Irlande, dont beaucoup sont cependant en voie de s\u00e9dentarisation, en grande partie en raison des contraintes qui p\u00e8sent sur leur mobilit\u00e9), de nombreuses populations nomades sont des peuples autochtones. Longtemps d\u00e9laiss\u00e9s sur le plan politique et scientifique, ces derniers commencent d\u2019\u00eatre pleinement pris en consid\u00e9ration, en particulier au sein des organisations internationales. En atteste le choix de l\u2019ancien Rapporteur sp\u00e9cial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones de consacrer l\u2019un de ses derniers rapports transmis \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies au sujet (Rapporteur sp\u00e9cial sur les droits des peuples autochtones 2024). Il propose ainsi la premi\u00e8re \u00e9tude syst\u00e9matique universelle sur la situation des peuples autochtones ayant adopt\u00e9 un mode de vie mobile.<\/p><p>Des peuples autochtones peuvent \u00e9galement s\u2019inscrire dans des migrations internationales. Or cette forme de mobilit\u00e9, pas davantage que la pr\u00e9c\u00e9dente (en dehors de travaux pr\u00e9curseurs, notamment publi\u00e9s depuis la fin des ann\u00e9es 1970 dans la Revue <em>Nomadic Peoples<\/em>), n\u2019a retenu d\u2019attention marqu\u00e9e au sein de la litt\u00e9rature scientifique ou des travaux d\u2019institutions internationales.<\/p><p><strong>I. LA MOBILIT\u00c9 COMME MODE DE VIE : LES PEUPLES AUTOCHTONES MOBILES<\/strong><\/p><p>Les peuples autochtones mobiles se situent \u00e0 la jonction de deux cat\u00e9gories. D\u2019une part, leur mode de vie les inscrit dans l\u2019ensemble des populations nomades, dont il est usuellement convenu qu\u2019elles se r\u00e9partissent pour l\u2019essentiel entre trois cat\u00e9gories : les communaut\u00e9s nomades pastorales, qui se caract\u00e9risent par leurs d\u00e9placements strat\u00e9giques organis\u00e9s autour de la recherche de p\u00e2turages pour leurs b\u00e9tails ; les communaut\u00e9s de chasseurs-cueilleurs ; les nomades \u00ab\u00a0p\u00e9ripat\u00e9tiques\u00a0\u00bb, se d\u00e9pla\u00e7ant parmi des populations s\u00e9dentaires \u00e0 qui elles proposent principalement des activit\u00e9s de service (Bonte 2004). D\u2019autre part, ils constituent, pour reprendre les propos du Rapporteur sp\u00e9cial des Nations Unies sur les peuples autochtones, \u00ab\u00a0un sous-ensemble de peuples autochtones qui s\u2019identifient comme tels en droit international\u00a0\u00bb (Rapporteur sp\u00e9cial sur les droits des peuples autochtones 2024).<\/p><p>La conjonction de cette double caract\u00e9ristique a longtemps soutenu des pratiques et politiques de rel\u00e9gation et de marginalisation des peuples autochtones mobiles. <strong>J\u00e9r\u00e9mie Gilbert<\/strong> rappelle dans ce dossier que ces pratiques et politiques se sont alors adoss\u00e9es \u00e0 une perception essentiellement n\u00e9gative de populations dont le nomadisme traduirait un moindre degr\u00e9 d\u2019avancement et de d\u00e9veloppement en comparaison avec des soci\u00e9t\u00e9s dont la s\u00e9dentarisation marquerait le passage vers la \u00ab\u00a0civilisation\u00a0\u00bb. Il est cependant int\u00e9ressant d\u2019observer que cette perception n\u2019a pas toujours eu cours de mani\u00e8re aussi nette, comme le montre la conclusion au XVIII\u00e8me si\u00e8cle de trait\u00e9s entre puissances coloniales et peuples autochtones, y compris pratiquant un mode de vie mobile, d\u00e9voilant la reconnaissance par les premi\u00e8res d\u2019une forme de souverainet\u00e9 autochtone (H\u00e9bi\u00e9 2015). L\u2019internalisation (<em>domestication<\/em>) de ces trait\u00e9s qui s\u2019en est suivie, c\u2019est-\u00e0-dire le fait de les consid\u00e9rer comme relevant du droit <em>national<\/em> des puissances coloniales et de leur d\u00e9nier, en cons\u00e9quence, leur valeur de trait\u00e9s <em>internationaux<\/em> conclus entre sujets \u00e9gaux du droit international, traduit la n\u00e9gation par la suite de toute personnalit\u00e9 juridique internationale aux peuples autochtones (Schulte-Tenckhoff 1998). Elle illustre l\u2019ancrage d\u2019une conception fondamentalement patrimoniale d\u2019un \u00c9tat exer\u00e7ant sa souverainet\u00e9 au sein d\u2019un territoire fixe et clairement d\u00e9limit\u00e9 (Scott 2017).<\/p><p>Cette conception s\u2019est pleinement d\u00e9ploy\u00e9e pendant la p\u00e9riode coloniale, au cours de laquelle nombre de populations nomades ont \u00e9t\u00e9 contraintes \u00e0 se s\u00e9dentariser. <strong>Adib Bencherif et Audrey Tremblay<\/strong> montrent toutefois dans ce dossier comment les Touaregs en Alg\u00e9rie (principalement dans la r\u00e9gion du Hoggar, sur laquelle se concentre l\u2019\u00e9tude) ont d\u00e9ploy\u00e9 \u00e0 partir de leur mobilit\u00e9 des strat\u00e9gies de r\u00e9sistance et d\u2019adaptation \u00e0 l\u2019entreprise coloniale, tant pour s\u2019y opposer (par exemple par le biais des rezzous) que pour se m\u00e9nager des espaces de libert\u00e9 politique, sur lesquels les autorit\u00e9s coloniales n\u2019auraient pas prise. Ces strat\u00e9gies ont \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9es lors de la cr\u00e9ation de l\u2019\u00c9tat alg\u00e9rien (1962). Mais si la r\u00e9alit\u00e9 nomade s\u2019est \u00e9galement quelque peu estomp\u00e9e, elle n\u2019aurait pas totalement disparu dans la p\u00e9riode postcoloniale, se r\u00e9inventant parfois par de nouvelles hybridit\u00e9s avec les r\u00e9alit\u00e9s s\u00e9dentaires, par exemple via le maintien d\u2019activit\u00e9s pastorales.<\/p><p><strong>Marck P\u00e9pin<\/strong> analyse une dynamique semblable dans le cas des Innus au Canada. Il montre la forte association entre, d\u2019une part, la s\u00e9dentarit\u00e9 et la division moderne entre nature et culture et, d\u2019autre part, la tradition nomade des Innus et une ontologie relationnelle de l\u2019espace. L\u2019imposition de la s\u00e9dentarit\u00e9 devient alors une composante principale de la situation coloniale au sein de laquelle les nomades et les non-humains doivent \u00eatre contr\u00f4l\u00e9s et exploit\u00e9s. Ce contr\u00f4le et cette exploitation sont les conditions pour l\u2019assimilation culturelle que les \u00c9tats post-coloniaux reproduisent par la mise en place de r\u00e9serves. Les Innus maintiennent toutefois des pratiques de r\u00e9sistance par la mobilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque contemporaine. En d\u00e9fiant plusieurs restrictions gouvernementales sur la chasse du caribou, ils d\u00e9finissent un espace mobile qui conteste l\u2019espace territorial \u00e9tatique.<\/p><p>La perception essentiellement n\u00e9gative du nomadisme est aujourd\u2019hui mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. Un \u00ab\u00a0<em>pastoral shift<\/em>\u00a0\u00bb est notamment engag\u00e9, en particulier dans les travaux de l\u2019Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (2022), afin de souligner la parfaite ad\u00e9quation des populations autochtones pastorales pour affronter des conditions de vie particuli\u00e8rement difficiles dans les espaces les plus inhospitaliers. L\u2019exp\u00e9rience et l\u2019expertise de ces peuples pour faire face aux enjeux environnementaux globaux (changements climatiques, \u00e9rosion de la biodiversit\u00e9) sont \u00e9galement soulign\u00e9es, particuli\u00e8rement dans la <em>D\u00e9claration de Dana sur les populations mobiles et l\u2019environnement<\/em>, r\u00e9dig\u00e9e en 2002 en Jordanie par un groupe de chercheuses et chercheurs en sciences naturelles et sociales provenant de diff\u00e9rentes r\u00e9gions du monde. <strong>Dawn Chatty<\/strong>, qui a pr\u00e9sid\u00e9 le Comit\u00e9 permanent de la D\u00e9claration de Dana entre 2002 et 2021, rappelle dans ce dossier que son \u00e9laboration s\u2019est inscrite dans une dynamique de d\u00e9nonciation de la pratique s\u2019\u00e9tant d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 partir de la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique avant de se diffuser sur tous les continents et consistant \u00e0 cr\u00e9er des parcs naturels moyennant l\u2019expulsion des populations autochtones s\u2019y trouvant. La D\u00e9claration de Dana et les activit\u00e9s de son Comit\u00e9 permanent ont \u0153uvr\u00e9 et contribu\u00e9 \u00e0 remettre en cause ce mod\u00e8le participant d\u2019une conception romantique de la <em>wilderness<\/em>, combin\u00e9e \u00e0 une vision r\u00e9solument raciste pr\u00e9sentant ces populations comme incapables de g\u00e9rer ces ressources \u2013 ressources pourtant souvent offertes \u00e0 la chasse aux troph\u00e9es pratiqu\u00e9e par les chasseurs issus des puissances coloniales. La D\u00e9claration de Dana et le Manifeste Dana + 20 adopt\u00e9 en 2022 ont par ailleurs influenc\u00e9 l\u2019\u00e9laboration du rapport que le Rapporteur sp\u00e9cial a consacr\u00e9 en 2024 sur les peuples autochtones mobiles d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9.<\/p><p>Il comprend alors un changement de perspective qui est en outre d\u00e9sormais pleinement int\u00e9gr\u00e9 par les juridictions r\u00e9gionales de d\u00e9fense des droits humains. Ces juridictions ont en effet oppos\u00e9 \u00e0 des \u00c9tats justifiant les d\u00e9placements forc\u00e9s de peuples autochtones par la n\u00e9cessaire pr\u00e9servation d\u2019une biodiversit\u00e9 qu\u2019ils menaceraient par leurs activit\u00e9s, la reconnaissance de leur r\u00f4le central de conservationnistes (p.e. : Cour interam\u00e9ricaine des droits de l\u2019homme, <em>Peuples Kalina et Lokono c.\u00a0Suriname<\/em>, 25 novembre 2015 ; Commission africaine des droits de l\u2019homme et des peuples, <em>Centre for Minority Rights Development et al.\u00a0v. Kenya<\/em>, 25 novembre 2009).<\/p><p>La question environnementale est d\u2019ailleurs centrale dans l\u2019appr\u00e9hension de la condition des peuples autochtones mobiles. Les changements climatiques, entre autres, accentuent les pressions que certains subissent, voire en compromettent la survie. Mais ils peuvent \u00e9galement alimenter les tensions avec les populations s\u00e9dentaires, notamment en ce qui concerne l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des ressources de plus en plus rares. Les mesures adopt\u00e9es dans le but d\u2019engager une transition \u00e9cologique, via le d\u00e9ploiement d\u2019\u00e9nergies durables, se confrontent parfois avec la pr\u00e9servation des droits des peuples autochtones mobiles. Le contentieux en Su\u00e8de autour d\u2019\u00e9oliennes entravant les activit\u00e9s des \u00e9leveurs de rennes sami en est une illustration (Cambou 2020). Cela montre toute la complexit\u00e9 du lien entre justice climatique et justice sociale ou culturelle, tout en interrogeant la possibilit\u00e9 pour les peuples concern\u00e9s d\u2019\u00eatre des acteurs \u00e0 part enti\u00e8re de la transition.<\/p><p>L\u2019article de <strong>Marquisar Jean-Jacques<\/strong> approfondit ces tensions en retra\u00e7ant la mobilit\u00e9 transfrontali\u00e8re des Kali\u2019na dans l\u2019aval du fleuve Maroni, entre la Guyane fran\u00e7aise et le Suriname. L\u2019autrice montre comment le peuple kali\u2019na a, depuis les ann\u00e9es 1950, r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 la s\u00e9dentarisation forc\u00e9e des \u00c9tats par des pratiques de mobilit\u00e9 transnationale qui, en contrepartie, ont produit des logiques de distinction au sein m\u00eame des Kali\u2019na. Cette trajectoire historique lui permet d\u2019aller \u00e0 rebours de la conception des peuples autochtones comme victimes du changement climatique. Pour cela, l\u2019article analyse le d\u00e9veloppement d\u2019une mobilit\u00e9 environnementale des Kali\u2019na qui vise \u00e0 s\u2019adapter au mouvement \u00e9pisodique de grands bancs de boue du Maroni et aux cycles d\u2019avanc\u00e9e et de recul du littoral. La fluidit\u00e9 des modes d\u2019habitation des Kali\u2019na entre en conflit avec l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais qui leur impose des d\u00e9placements pour faire face \u00e0 l\u2019\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re, sans prendre en compte l\u2019exp\u00e9rience de mobilit\u00e9 environnementale de ces derniers. Les politiques de lutte contre le changement climatique reproduisent ainsi une logique coloniale de gestion de l\u2019espace, opposant une mobilit\u00e9 forc\u00e9e \u00e0 une mobilit\u00e9 consentie.<\/p><p>La reconnaissance du fait que la mobilit\u00e9 de ces peuples ne constitue pas uniquement \u00ab\u00a0un exercice r\u00e9cr\u00e9atif de plein air\u00a0\u00bb comme il a pu \u00eatre d\u00e9crit par un Inspecteur en chef de mines en Su\u00e8de (rapport\u00e9 par : Comit\u00e9 pour l\u2019\u00e9limination de la discrimination raciale, communication n\u00b0 54\/2013, constatation du 18 novembre 2020), mais bien un mode de vie essentiel et existentiel des peuples autochtones, interroge \u00e9galement le droit (international) de la personne humaine. <strong>J\u00e9r\u00e9mie Gilbert<\/strong> montre dans ce dossier que des avanc\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es, comme l\u2019illustre l\u2019article 14 de la Convention n\u00b0 169 sur les peuples indig\u00e8nes et tribaux (1989) de l\u2019OIT (Organisation internationale du travail) qui, concernant les droits fonciers, souligne qu\u2019une \u00ab\u00a0attention particuli\u00e8re doit \u00eatre port\u00e9e \u00e0 cet \u00e9gard \u00e0 la situation des peuples nomades et des agriculteurs itin\u00e9rants\u00a0\u00bb. L\u2019auteur rel\u00e8ve cependant les limites de cette \u00e9volution, limites tenant notamment \u00e0 l\u2019invisibilit\u00e9 de peuples nomades souvent sous-repr\u00e9sent\u00e9s dans les processus d\u2019\u00e9laboration du droit international. Sans doute cette repr\u00e9sentation suppose-t-elle de repenser un droit international de la personne humaine appr\u00e9hendant essentiellement une personne s\u00e9dentaire. C\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 une relecture plus substantielle de ce droit que les peuples autochtones mobiles invite. La pr\u00e9servation de leurs activit\u00e9s de chasse, de p\u00eache et de cueillette traditionnelles, constitutives de leur identit\u00e9 culturelle (Aumond 2020), suppose ainsi de reconsid\u00e9rer le droit de propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019aune de leur situation particuli\u00e8re (Gilbert 2014). Leur libert\u00e9 de circulation questionne \u00e9galement les relations entre leurs territoires ancestraux, dessin\u00e9s par leur mobilit\u00e9, et les territoires \u00e9tatiques qu\u2019ils sont en mesure de chevaucher (Aumond 2024). L\u2019exercice de leurs droits sociaux suppose une adaptation des services publics, notamment de sant\u00e9 et d\u2019\u00e9ducation, pour les rendre disponibles et accessibles.<\/p><p>Cet ensemble de droits renvoie alors plus largement au droit \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination dont disposent les peuples autochtones gr\u00e2ce aux articles 3 et 4 de la D\u00e9claration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (Cloud et Br\u00e9mond 2025). La question de la mobilit\u00e9 soul\u00e8ve celle de l\u2019application du droit \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination des peuples autochtones, \u00e0 la lumi\u00e8re du lien \u00e9troit qu\u2019\u00e9tablit le droit international entre ce droit et la cr\u00e9ation d\u2019un \u00c9tat sur un territoire fixe et d\u00e9limit\u00e9. La transformation du droit \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination en un droit \u00e0 l\u2019autonomie pour les peuples autochtones, lorsqu\u2019il est reconnu, permet d\u2019envisager des formes d\u2019autonomie qui ne d\u00e9pendent pas du territoire, mais de la personne, comme le propose le concept d\u2019autonomie personnelle. Toutefois, l\u2019attachement des peuples autochtones \u00e0 leur territoire rend l\u2019autonomie personnelle insuffisante, d\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de penser une autonomie territoriale qui ne se limite pas \u00e0 une simple autonomie r\u00e9gionale, entendue comme une d\u00e9centralisation des institutions \u00e9tatiques vers un territoire donn\u00e9 (Barnier-Khawam 2023). Sur le plan juridique, l\u2019autod\u00e9termination en tant qu\u2019autonomie implique ainsi la cr\u00e9ation d\u2019institutions capables de garantir le respect des droits des peuples autochtones, y compris dans le cadre d\u2019un mode de vie mobile et, plus largement, d\u2019une exp\u00e9rience de vie mobile.<\/p><p><strong>II. LA MOBILIT\u00c9 COMME EXP\u00c9RIENCE DE VIE : LES PEUPLES AUTOCHTONES EN MOBILIT\u00c9<\/strong><\/p><p>Nomadisme et migration ont en commun une mobilit\u00e9 dont elles proposent cependant deux modalit\u00e9s (Aumond 2026). Les peuples autochtones peuvent \u00eatre inscrits dans une mobilit\u00e9 constituant une exp\u00e9rience de vie (migration) sans qu\u2019elle caract\u00e9rise leur mode de vie (nomadisme).<\/p><p>La mobilit\u00e9 des personnes autochtones n\u2019ayant pas un mode de vie nomade peut, en premier lieu, \u00eatre interne, c&rsquo;est-\u00e0-dire s\u2019exercer au sein du territoire d\u2019un \u00c9tat. Le Rapporteur sp\u00e9cial sur les droits des peuples autochtones (2021) a par exemple soulign\u00e9 combien l\u2019exode rural auquel ont \u00e9t\u00e9 contraints \u2013 et continuent de l\u2019\u00eatre \u2013 de nombreux peuples autochtones constitue, notamment en raison de la rupture de la connexion avec la terre et ses ressources qu\u2019il est susceptible d\u2019engendrer, un risque de perte d\u2019identit\u00e9, de langue et de culture. Ce risque a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 point\u00e9 par le M\u00e9canisme d\u2019experts sur les droits des peuples autochtones (2019), lequel a en outre mis en \u00e9vidence les difficult\u00e9s que les peuples autochtones peuvent affronter dans le cadre de leur mobilit\u00e9 internationale. Le M\u00e9canisme a dans ce contexte isol\u00e9 le sort des peuples autochtones transfrontaliers, dont le territoire autochtone s\u2019\u00e9tire sur celui de plusieurs \u00c9tats, \u00e0 l\u2019instar des Kickapoo \u00e0 la fronti\u00e8re entre les \u00c9tats-Unis et le Mexique. On retrouve ainsi l\u2019interrogation soulev\u00e9e pour les peuples autochtones mobiles autour de la relation entre territoire autochtone et territoire \u00e9tatique et la question de l\u2019opposabilit\u00e9 des fronti\u00e8res d\u00e9limitant le second dans le cadre d\u2019une circulation interne au premier (Aumond 2024).<\/p><p>La mobilit\u00e9 des personnes autochtones peut, en second lieu, \u00eatre internationale. Celles qui r\u00e9sident dans un \u00c9tat autre que celui dont elles sont originaires composent une diaspora qui entretient des liens avec leur communaut\u00e9 d\u2019origine dont les ressorts et les ressources m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre analys\u00e9s. Ce r\u00e9seau diasporique peut, dans certains cas, servir une mobilisation internationale et contribuer \u00e0 la red\u00e9finition des cat\u00e9gories d\u2019identification d\u2019un groupe (Barnier-Khawam 2019). L\u2019article de <strong>Caroline S\u00e1nchez Garc\u00eda<\/strong> montre ainsi comment la multi-positionnalit\u00e9 des peuples autochtones entre le Mexique et les \u00c9tats-Unis dans le cadre de migrations li\u00e9es au travail produit une red\u00e9finition des fronti\u00e8res ethniques. La mondialisation incite \u00e0 l\u2019\u00e9migration de travailleur\u00b7ses mexicain\u00b7es d\u2019origine autochtone vers les \u00c9tats-Unis qui fuient leurs conditions de vie difficiles. Les r\u00e9seaux transnationaux entre communaut\u00e9s autochtones des deux c\u00f4t\u00e9s de la fronti\u00e8re reproduisent et modifient les pratiques culturelles autant qu\u2019ils facilitent la mobilit\u00e9, y compris au sein du pays de destination, comme l\u2019analyse l\u2019autrice \u00e0 partir du cas des Mixt\u00e8ques ou <em>\u00f1uu savi<\/em>. Un espace social transnational se constitue ainsi et permet aux \u00e9migr\u00e9\u00b7es de maintenir une participation \u00e0 la vie politique de leur communaut\u00e9 d\u2019origine.<\/p><p>Les raisons de l\u2019inscription dans une mobilit\u00e9 internationale sont en r\u00e9alit\u00e9, pour les autochtones comme pour toute personne en migration, multiples et complexes. <strong>Delphine Leroy, Izabel Galvao, Sandra Ventura Domingo C\u00e2ndido, Marsitela Aquino Insfran et Anastacio Peralta<\/strong> analysent une forme peu d\u00e9velopp\u00e9e pour ce qui les concerne, \u00e0 savoir la mobilit\u00e9 \u00e9tudiante que les trois dernier\u00b7es auteur\u00b7rices, doctorant\u00b7es autochtones du Br\u00e9sil, ont exp\u00e9riment\u00e9 dans le cadre d\u2019un programme de mobilit\u00e9 vers la France au sein d\u2019un laboratoire auquel appartiennent les deux premi\u00e8res. En croisant les points de vue, les auteur\u00b7rices montrent comment cette double forme de mobilit\u00e9, \u00e0 la fois sociale (par l\u2019accueil dans le syst\u00e8me universitaire br\u00e9silien) et spatiale, articule une dimension individuelle et collective. D\u2019une part, les recherches universitaires men\u00e9es par les trois doctorant\u00b7es autochtones se rejoignent dans la volont\u00e9 de rendre visibles les modes de vie et les r\u00e9alit\u00e9s des peuples autochtones \u00e9tudi\u00e9s et de valoriser les savoirs autochtones. D\u2019autre part, le s\u00e9jour en France a permis d\u2019\u00e9prouver l\u2019importance de la dimension collective d\u2019une mobilit\u00e9 qui, individuelle, s\u2019accompagne d\u2019une connexion constante avec les pratiques ancestrales mais aussi avec la terre d\u2019origine. L\u2019article montre \u00e9galement la dimension r\u00e9versible de l\u2019enrichissement induit par la mobilit\u00e9, puisqu\u2019il profite tout autant \u00e0 la communaut\u00e9 universitaire de l\u2019\u00c9tat d\u2019accueil.<\/p><p>La mobilit\u00e9 des peuples autochtones, parfois volontaire, s\u2019av\u00e8re en r\u00e9alit\u00e9 le plus souvent contrainte. Les expulsions motiv\u00e9es par des projets, par exemple miniers, se heurtent alors aux droits des autochtones sur leurs territoires, terres et ressources et \u00e0 l\u2019obligation des \u00c9tats de garantir leur consentement pr\u00e9alable, libre et \u00e9clair\u00e9. Les peuples autochtones contemporains continuent de subir les cons\u00e9quences de d\u00e9placements forc\u00e9s, effectu\u00e9s au sein du territoire d\u2019un m\u00eame \u00c9tat, subis par les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes. Le Comit\u00e9 des droits de l\u2019homme des Nations unies (2025) vient de rendre une constatation historique \u00e0 ce sujet, en acceptant pour la premi\u00e8re fois d\u2019engager la responsabilit\u00e9 internationale d\u2019un \u00c9tat (le Guatemala) pour les \u00ab\u00a0dommages transg\u00e9n\u00e9rationnels\u00a0\u00bb caus\u00e9s aux peuples mayas K\u2019iche\u2019, Ixil et Kaqchikel, contraints de fuir lors du conflit arm\u00e9 interne ayant secou\u00e9 le pays entre 1978 et 1996. En invitant l\u2019\u00c9tat \u00e0 adopter des mesures de \u00ab\u00a0r\u00e9parations int\u00e9grales\u00a0\u00bb, le Comit\u00e9 des droits de l\u2019homme apporte un \u00e9clairage int\u00e9ressant sur les formes de r\u00e9paration que les d\u00e9placements forc\u00e9s de peuples autochtones sont susceptibles de prendre. \u00c0 cet \u00e9gard, <strong>Luc Leriche<\/strong> montre dans ce dossier que si la restitution, et son corollaire que constitue le droit au retour sur le territoire d\u2019origine, sont privil\u00e9gi\u00e9s en droit international, des mesures compensatoires sont parfois n\u00e9cessaires, notamment lorsque le retour est mat\u00e9riellement impossible ou que la terre a \u00e9t\u00e9 tellement endommag\u00e9e qu\u2019elle ne peut \u00eatre restitu\u00e9e. Dans ce cas, une r\u00e9installation doit \u00eatre propos\u00e9e par l\u2019\u00c9tat, sur lequel repose une obligation au moins de \u00ab\u00a0moyen renforc\u00e9e\u00a0\u00bb de mettre \u00e0 disposition une terre \u00e9quivalente. Cette r\u00e9installation pourra s\u2019accompagner d\u2019autres mesures compensatoires (indemnisation p\u00e9cuniaire, satisfaction), afin de pr\u00e9server le \u00ab\u00a0projet de vie\u00a0\u00bb de peuples autochtones contraints de quitter leur territoire d\u2019origine.<\/p><p>L\u2019autochtonie peut en outre entrainer des pers\u00e9cutions et forcer \u00e0 fuir le pays de r\u00e9sidence. Cette migration contrainte est \u00e9galement susceptible de r\u00e9sulter de leurs opinions politiques, exprim\u00e9es en particulier au soutien de la d\u00e9fense de leurs droits et int\u00e9r\u00eats, notamment environnementaux (Rapporteur sp\u00e9cial sur la situation des d\u00e9fenseurs des droits humains 2016). Des personnes autochtones peuvent en cons\u00e9quence relever de la Convention de Gen\u00e8ve du 28 juillet 1951 relative au statut de r\u00e9fugi\u00e9, du fait des pers\u00e9cutions qu\u2019elles craignent avec raison de subir du fait de leur \u00ab\u00a0race\u00a0\u00bb ou de leurs opinions politiques. Une telle reconnaissance demeure cependant extr\u00eamement rare et le sujet reste d\u2019ailleurs peu explor\u00e9 au sein de la litt\u00e9rature scientifique.<\/p><p>Les changements climatiques poussent aussi de nombreux peuples autochtones \u00e0 se d\u00e9placer, le cas \u00e9ch\u00e9ant, en franchissant des fronti\u00e8res \u00e9tatiques. S\u2019ils ne peuvent, pour l\u2019heure, mobiliser un droit international de l\u2019asile ne consacrant pas de statut de r\u00e9fugi\u00e9 climatique, l\u2019interpr\u00e9tation \u00e9volutive du droit international des droits humains, en particulier d\u2019un droit \u00e0 la vie compris d\u00e9sormais comme droit \u00e0 la vie <em>digne<\/em>, leur permet d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent de s\u2019opposer \u00e0 tout renvoi vers leur pays d\u2019origine s\u2019il est en risque de les exposer \u00e0 une atteinte \u00e0 ce droit fondamental (Comit\u00e9 des droits de l\u2019homme, Teiotiota c.\u00a0Nouvelle-Z\u00e9lande, communication n\u00b02728\/2016, constatation du 24 octobre 2019).<\/p><p>La reconnaissance d\u2019un statut de r\u00e9fugi\u00e9 ou l\u2019octroi de toute autre forme de protection internationale \u00e0 un individu autochtone pose cependant la question de l\u2019ad\u00e9quation \u00e0 la fois de l\u2019autochtonie avec les droits consacr\u00e9s par le droit de l\u2019asile et du statut de r\u00e9fugi\u00e9 avec les droits des autochtones (Rickson Rios Figueira 2020). En interrogeant notamment l\u2019\u00e9tendue des droits li\u00e9s \u00e0 la mobilit\u00e9, tout sp\u00e9cialement pour les nomades, cette situation fait alors le lien entre mode de vie et exp\u00e9rience de vie mobiles.<\/p><p><strong>References<\/strong><\/p><p>Allemand, Jacques, Fran\u00e7ois Ascher et Jacques L\u00e9vy. 2004. <em>Les sens du mouvement &#8211; Modernit\u00e9 et mobilit\u00e9s dans les sciences urbaines contemporaines.<\/em> Paris : Belin.<\/p><p>Aumond, Florian. 2020. \u00ab\u00a0Les r\u00e9gimes juridiques d\u00e9rogatoires accord\u00e9s aux peuples autochtones dans les domaines de la chasse, de la p\u00eache et de l\u2019\u00e9levage\u00a0\u00bb. <em>Etudes internationales<\/em> 51(1):117-38.<\/p><p>Aumond, Florian. 2023. \u00ab\u00a0La libre circulation transfrontali\u00e8re des peuples autochtones vivant de part et d\u2019autre des fronti\u00e8res internationales. Un droit en construction\u00a0\u00bb. 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